Messages de service

Et je crois, comme l'écrivait Térence, que je suis plein de fentes et que je fuis de partout. Plus encore, peut-être, depuis que je suis à Tanà. Ce doit être la raison pour laquelle, depuis mon arrivée, je n'ai pas beaucoup écrit ici. — Mais les temps changent et j'ai de bonnes raisons de croire qu'il en va de même pour les choses. Je vais donc reprendre le griffonnage sur ce carnet dans les jours qui viennent et ce très certainement de manière régulière.

Je viens de régler un problème technique — sans plus de détails, c'est mieux comme ça, n'est-ce pas ? — un problème qui m'interdisait toute publication depuis plusieurs mois. La dernière mise à jour de PluXml (5.5) semble avoir tout réglé.

Suite à la publication du dernier article, "Esclave en Occident…", j'ai reçu de nombreux témoignages de gratitude par mail, via les réseaux sociaux et plus directement. Merci à tous et merci aussi à ceux qui m'ont encouragé à poursuivre, ici et ailleurs.

J'aimerais dire deux trois mots sur ce qui se passe ici et ailleurs.

Depuis décembre, depuis la fermeture du blog auquel j'étais associé avec Cyrille Borne, Cep et les autres, j'ai revu ma manière d'écrire. À dire vrai, la fermeture de ladite officine n'y est pas pour grand chose. Mon temps y était compté, mes publications aussi. Pour tout dire, même si j'essayais de me convaincre du contraire, écrire sur l'informatique avait fini par me lasser, il y a quelques années déjà. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai persévéré dans cette voie. Aujourd'hui, une chose est certaine : l'affaire est classée. Et définitivement. Cet entre-soi est décidément trop déterminé, trop avéré — forclos, et le couvercle bien trop pesant.

Depuis décembre, j'écris mieux parce que je lis mieux, parce que je prends de nouveau le temps de lire autrement. J'écris mieux aussi parce que je n'écris plus pour des informaticiens. Il en est encore qui me lisent, je le sais, et c'est très bien. Mais je ne leur écris plus directement, je ne m'adresse plus aux techniciens. Je m'adresse plutôt à ceux qui, informaticiens ou non, sont disposés à lire, à discuter, non parce que le sujet est technique ou pratique, les mots simples ou compliqués, mais parce qu'ils sont disposés à replacer l'objet sur le sol du monde sensible où nous vivons, sur le sol du monde ouvré tel qu'il est dans notre vie et non derrière un écran ou dans une codification langagière, l'objet sensible tel qu'il est pour notre corps et non pour un corps possible, une machine à information, un objet sensible pour notre corps actuel, celui que j'appelle mien ou leur, un objet sensible pour la sentinelle qui se tient silencieusement derrière son écran et non pour l'objet possible qui se dessine sur cet écran derrière lequel cette sentinelle s'avachit.

Depuis l'ouverture de ce carnet/blog, il fallait s'y attendre, un certain nombre de commentateurs aux intentions douteuses, les mêmes qui sévissaient sur le (feu) blog-libre, se sont rabattus ici.

Comme je n'ai pas particulièrement très envie de perdre mon temps avec eux, ni supprimer ce type de commentaires après publication, je vais opter pour une solution de modération "douce" que voici : les habitués bénéficieront d'un traitement de faveur ; leurs commentaires seront validés automatiquement. Les nouveaux seront modérés avant de passer en "liste blanche".

Une contrainte supplémentaire donc : utiliser, pour commenter, une adresse mail valide.