Ad perpetuam rei memoriam

Notule à garder dans un coin de la tête.

C'est peut-être précisément quand ton mode de pensée ou tes représentations habituelles te semblent inefficaces à saisir ou à comprendre le réel (parce qu'il ne trouve pas à s'organiser selon tes attentes ou ta convenance, parce que tu as perdu quelques-unes des mille ventouses qui te tiennent aux choses et aux êtres) que tu luttes ou que tu combats, comme l'écrivait Jean Paulhan, contre la survenue de nouvelles représentations. Ces dernières t'étant, en toute vraisemblance, interdites du fait de ton imperméabilité à un mode de pensée qui t'est étranger.

— Au fond, il faudrait encore ajouter ceci : le fait est assez banal et ordinaire. Tu supposes que tu as sur untel (ou sur un peuple, sa culture, etc.), une représentation si évidente (laquelle peut bien être partagée avec d'autres) qu'il te paraît impossible ou invraisemblable qu'on la conteste ou qu'on l'ignore. Cette représentation (ou théorie) sur l'Autre (ou les autres), tu en es même venu à penser qu'elle n'est plus à toi ou de toi tant elle te paraît évidente — et d’une évidence trop impersonnelle… un peu comme deux et deux font quatre. Et c'est peut-être précisément pour cela qu'elle est une vérité sans intérêt.

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